A l'œuvre on connaît l'artisan. Quelques rayons de miel sans maître se trouvèrent, Des Frelons les réclamèrent, Des Abeilles s'opposant, Devant certaine Guêpe on traduisit la cause. Il était malaisé de décider la chose : Les témoins déposaient qu'autour de ces rayons Des animaux ailés, bourdonnants, un peu longs, De couleur fort tannée et tels que les Abeilles, Avaient longtemps paru. Mais quoi ! dans les Frelons Ces enseignes étaient pareilles. La Guêpe, ne sachant que dire à ces raisons, Fit enquête nouvelle, et pour plus de lumière, Entendit une fourmilière. Le point n'en put être éclairci....
J’aimerais que le monde agité et malheureux puisse venir s’asseoir ici avec moi Et regarde au loin s’écouler le jour et voie les choses que je vois. Oh, ce n’est pas un horizon grandiose. Non seulement des ruches alignées Et le bleu du ciel au dessus de l’arbre. J’aimerais que le monde fatigué et malade puisse venir de partout Pour écouter sous les arbres les abeilles à leur retour ça les guérirait jusques au fond de l’âme. Alors, plus de lassitude, Fini l’épuisement. De quoi leur donner le repos parfait. Car, pendant que vous écoutez tranquilles sous les arbres gentiment penchés, Ne sentez-vous...
Sortant d'une longue torpeur, Par l'air frais du printemps, L'abeille, émue par la douceur, Se dirige vers l'avant. Accueillant de ses ailes, La céleste lumière, Elle s'envole vers le ciel, Par la brise légère. A travers la brume du matin Elle découvre dans le lointain, Une douce lueur, Lui offrant son cœur, Eclairé par un soleil d'or, Afin de prendre le divin trésor. Ph. Wilmart